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Atelier poterie
Résidence autour de l'argile avec les mères potières.
A-residencia entorno a la arcilla .Boujemaâ Lamali
L'homme qui a brodé les secrets de la terre
Qui est Boujemaâ Lamali ? Un kabyle, né en 1890 à El Kelaa, Port Guedon - Azeffoun (Haute kabylie).Son père l'avait orienté vers l'agriculture, tradition familiale, mais le petit boudjemaâ était attiré par l'art et il voulait s'instruire,.Son père l’envoya donc chez un oncle qui l’inscrivit dans une école de la banlieue algéroise. Le jeune élèvre nourissait un autre rêve, celui de devenir potier.
Dès la sortie de l'école il alla s'inscrire comme apprenti à l'atelier du célèbre maître céramiste français Soupireau (atelier à Belcourt - Alger) Il y travailla comme Elève et chef d’atelier de 1904 à 1913 . Parallèlement il poursuivi une formation à l'Ecole des Beaux-Arts d'Alger où Soupireau enseignait. Il eu le 1er prix de céramique à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts d'Alger 1902-1903.
En 1914, Boujemaâ Lamali est chargé de mission d’études par M. Luteau, Gouverneur général de l’Algérie, auprès de la Manufacture Nationale de porcelaine de Sèvres à Paris (Premier nord-africain admis à travailler à la Manufacture Nationale de Sèvres). Son itinéraire se poursuivit avec un voyage d'étude en Espagne.
En 1918, sur la demande du Service des Beaux Arts du Maroc,il a été chargé d’organiser et rénover la céramique marocaine. Amoureux de Safi, il s'y installa et commenca son aventure marocaine en enrichissant le répertoire décoratif traditionnel de formes et de motifs inspirés de la tapisserie ou des tissus berbères (qui avaient disparu) du Haut et du Moyen Atlas. Il sera le premier a réaliser des dessins figuratifs. Il apporte une touche personnelle avec des formes héritées de l'Antiquité méditerranéenne. Lamali saura renouveler le décor floral ou géométrique dans l'esprit du décor traditionnel. Cet élan anime encores les faïanciers de Safi.
Il sortira de nouveaux colorants. Après de nombreuses années de recherche? il crée la céramique dorée et utilise la technique des reflets métalliques en 1932. Le fameux lustrage métallique qui a fait la réputation des grands centres de production d'Espagne. A la demande de Lyautey, qui souhaite perpétuer cette tradition, il ouvre une école d’apprentissage de céramique, et forme de nombreux élèves marocains, qui donneront naissance a une véritable dynastie de grands céramistes.
Il eut plusieurs distinctions : Grand Prix et Médaille d’Or - Diplôme d’Honneur et Plaquette d’Argent de la Société d’Encouragement pour l’Art et l’Industrie - Médaille d’Or (Exposition Internationale de Paris, Section Française de la Céramique et Verrerie - 1937) -Chevalier de l'Ordre Chérifien (1921) - Officier de l'Ordre Chérifien (1925) - Officier d'Académie (1926) - Officier de l'Instruction Publque (1935)
Il décède en 1971.
Sadia Tabti


